C’est sous les instructions du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, que le Ministre des Mines, Elvis Ossindji, a signé ce vendredi 19 août 2022, avec la Ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Roboty épouse Mbou lors d'une cérémonie présidée par le Premier Ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, la convention d’exploration dans le cadre de la reprise effective des travaux de développement du gisement de fer de Belinga avec le minier australien Fortescue Metals Group.

Ce projet, considéré comme prioritaire à la stratégie de transformation et de diversification de l’économie du pays, vise à renforcer la contribution du secteur minier à l'essor de l'économie gabonaise en passant notamment par la création d'emplois et d'infrastructures. « Le projet Belinga démontre que le Gabon est une référence par son attractivité, ce qui en fait l'un des pays les plus dynamiques dans le secteur minier international », a-t-on fait savoir.

Du côté de Fortescue Metals Group, on souligne aussi que la valorisation du gisement de Belinga est une priorité du Chef de l'Etat, un projet phare pour booster la croissance du secteur productif gabonais. Par son potentiel estimé à plus d'un milliard de tonnes, le projet d'exploitation du gisement de fer de Belinga est assurément l'un des plus grands gisements d’hématite à haute teneur non développés au monde, comme le rappelait jadis Andrew Forrest, PDG de Fortescue Metals Group.

Rappelons qu’en décembre dernier, Gabon Newsroom a déjà écrit que le projet de fer de Belinga est revenu au-devant de l’actualité suite à la conclusion d’un pré-accord avec la compagnie australienne Fortescue. Cette dernière se préparerait à mener une série d’études et d’enquêtes, afin d’évaluer au plus près le potentiel et réfléchir au dispositif à mettre sur pied pour l’exploitation des gisements.

Le développement du projet de fer Belinga dans la province de l’Ogooué-Ivindo pourrait donc enfin se matérialiser. « L’exploitation du fer de Belinga devrait être le futur jackpot minier du pays », avaient alors commenté certains observateurs si les autorités ont déclaré espérer « remettre sur les rails ces projets qui feraient que le secteur minier contribue davantage à l’économie et au budget du pays ».

Si la due diligence de Fortescue parvient à des résultats probants, le Gabon pourrait intégrer le club fermé des producteurs africains de fer dans quelques années, aux côtés de la Mauritanie ou encore de l’Afrique du Sud. A savoir qu’avec l’exploitation de son manganèse, le pays a déjà montré qu’il est à même d’offrir l’opportunité de mener un grand projet minier rentable et durable.