Le projet de fer de Belinga, au Gabon, revient au-devant de l’actualité suite, dit-on, à la conclusion d’un accord avec la compagnie australienne Fortescue Metals. Cette dernière se préparerait à mener une série d’études et d’enquêtes, afin d’évaluer au plus près le potentiel et réfléchir au dispositif à mettre sur pied pour l’exploitation des gisements.

Au Gabon, comme l’a rappelé l’agence Ecofin, le gisement de fer de Belinga est connu depuis plus d’un demi-siècle, mais son exploitation n’a toujours pas démarré. La relance du projet intervient dans un contexte où Libreville cherche à accroitre les revenus miniers et la contribution du secteur au PIB. 

Le développement du projet de fer Belinga dans la province de l’Ogooué-Ivindo pourrait donc enfin se matérialiser. « C’est du moins ce que le gouvernement du pays d’Afrique centrale espère après la conclusion d’un accord avec le géant minier australien Fortescue Metals le 24 novembre dernier », soutiennent les médias locaux.

Si l’information n’a pas encore été officialisée par les autorités compétentes, les commentaires vont déjà bon train dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Avec des réserves estimées à au moins 1 milliard de tonnes, l’exploitation du fer de Belinga devrait être le jackpot minier du pays. « Nous espérons remettre sur les rails ces projets qui feraient que le secteur minier contribue davantage à l’économie et au budget du pays », a d’ailleurs affirmé le ministre des Mines Vincent de Paul Massassa.

Si la due diligence de Fortescue parvient à des résultats probants, le Gabon pourrait intégrer le club fermé des producteurs africains de fer dans quelques années, aux côtés de la Mauritanie ou encore de l’Afrique du Sud. A savoir qu’avec l’exploitation de son manganèse, le pays a déjà montré qu’il est à même d’offrir l’opportunité de mener un grand projet minier rentable et durable.