Depuis plusieurs années, le secteur ferroviaire du Gabon est engagé dans un processus de transformation. De nouveaux travaux sont programmés pour étoffer le projet initial pour rendre les infrastructures, les équipements et les services davantage conformes aux standards internationaux.

Dernièrement, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a encore appelé le groupe Eramet à investir davantage dans l’amélioration de la voie ferrée, au cours d’une audience accordée à une délégation de cette entreprise, conduite par son Président directeur général, Christel Bories. « Le chef de l’Etat a recommandé à l’entreprise française de multiplier ses investissements en vue d’améliorer la desserte de la voie ferrée au bénéfice des usagers et des opérateurs économiques », indique le communiqué de la présidence. 

Au cours de ces échanges, la question de la réhabilitation du chemin de fer engagée par l’Etat et la Société d’Exploitation du Transgabonais (Setrag), filiale d’Eramet, a été abordée. Aussi, les activités de l’entreprise française, principalement celles liées à la production du manganèse, ont été au centre des discussions. Présente au Gabon depuis plusieurs années, l’entreprise, à travers sa filiale Comilog, a vu sa production augmenter au cours des derniers mois, avec une croissance de plus de 17% au cours du premier trimestre de l’année.

Rappelons que l’avenant n°2 relatif à la deuxième phase du projet dénommé PRN (Programme de remise à niveau de la voie ferrée) a été signé, le vendredi 25 juin 2021, par le DG de la Setrag, Christian Magni, et plusieurs ministres gabonais impliqués dans le projet : ceux de l’Economie, du Budget, ainsi que du Transport.

Opérationnel depuis 1986, le réseau ferroviaire gabonais (648 km reliant Franceville à Libreville) est considéré comme l’une des pièces maitresses de son économie. La phase 1 du projet couvert par un investissement initial estimé à 207 milliards FCFA (372 millions $), soutenu en partie par l’AFD. A ce jour, près de 150 km de voies ont déjà été rénovés.