L’autonomie administrative et financière de tous les mécanismes prévus dans le code de l’enfant figure parmi les recommandations à l’endroit du législateur, des magistrats et des services du ministère de la Justice, à l’issue du séminaire national tenu ce jeudi à Owendo.

Le 3ème séminaire annuel national des magistrats des juridictions pour enfants, sur le thème : “L’entraide judiciaire en matière de lutte contre la traite des enfants au Gabon”, a été clôturé par le secrétaire général du ministère de la Justice, François Mangari, représentant le ministre empêché, Erlyne Antonella Ndembet-Damas.

Ces assises de deux jours ont rassemblé les magistrats des juridictions pour la protection des enfants et ont débouché sur quatre recommandations. Notamment, rendre effective l’autonomie administrative et financière de tous les mécanismes prévus dans le code de l’enfant, généraliser la formation des magistrats et de tous les acteurs de la chaîne de la protection de l’enfant. 

Les participants ont recommandé également l’harmonisation des pièces à fournir et des frais de procédure en matière de jugement supplétif et la révision de la loi attribuant la compétence exclusive à la formation spécialisée du tribunal correctionnel et de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville en matière de traite d’être humain notamment.

Il s’agira dans ces conditions, soit, de généraliser la connaissance de ces procédures par l’ensemble des juridictions du pays, soit de laisser la gestion de la phase préparatoire aux acteurs du lieu de commission de l’infraction, le jugement restant à relever des seules juridictions de jugement spécialisées de Libreville.

« En déclarant clos les travaux de ce séminaire, le secrétaire général François Mangari a remercié le partenaire du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour son appui financier et technique constant dans le cadre du renforcement des capacités des personnels judiciaires, de la Sécurité pénitentiaire et de la société civile », a rapporté l’Agence Gabonaise de Presse.