Le Centre de recherche et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI), un organe de l’Université Omar Bongo (UOB), organise depuis ce vendredi à Libreville, des journées d’études sur le Sénat du Gabon.

Placées sous le thème : « Le Sénat, voyage au cœur des débats, discours et témoignages », ces journées ont été marquées, à leur entame, par plusieurs interventions dont l’intervention inaugurale du Pr Guy Rossatanga Rignault. Il a été expliqué que la légitimité du Sénat passe préalablement par une composition qui doit être différente de celle de l’Assemblée nationale pour une meilleure représentativité. 

Si la représentativité de l’Assemblée nationale est faite sur la base de la circonscription administrative, celle de la Chambre Haute ne doit pas être le cas, car cette dernière doit tenir compte de toutes les communautés culturelles. «Il faut que le Sénat soit composé différemment de l’Assemblée nationale, si nous volons faire en sorte que ce sénat soit définitivement légitime aux yeux des Gabonais», a déclaré le Pr Guy Rossatanga Rignault.

Les interventions organisées dans le cadre de cet événement ont noté le rôle joué par le Sénat afin de promouvoir les différentes communautés ethno-régionales. « Ce qui est important c’est que si on décide qu’il y a dix sénateurs par province, ils doivent être dix dans l’ensemble du pays », a-t-on aussi laissé entendre.

Pour sa part, le Secrétaire général du PDG, par ailleurs 4ème Vice-président du Sénat, qui participait aux travaux au nom du président de la Haute chambre du parlement Lucie Milébou Aubusson, est revenu sur les tenants et aboutissants  de cette rencontre. «C’est une initiative du Sénat et du laboratoire CRECAPPI de l’Université Omar Bongo. Les missions de cette initiative scientifique est de regarder ensemble, des questions de lisibilité, de reformes, et celles relatives à l’utilité du Sénat dans nos institutions », a-t-il indiqué.