La suspension jusqu'à nouvel ordre des exportations de pétrole suite à une fuite constatée dans le terminal pétrolier de Cap Lopez, dans la région de Port-Gentil, a conduit la société Perenco à mener campagne pour rassurer l’opinion publique et ses partenaires, mais surtout les organisations écologiques.

L’entreprise pétrolière, qui exploite ce terminal, a déclaré que la fuite n’a pas déclenché de pollution marine. Du moins jusqu’ici. Les ONG n’ont pas en effet tardé à exprimer leurs fortes inquiétudes face à cet incident.  La société franco-britannique étant déjà pointée du doigt pour « pollutions répétées ».

Pour Adrien Broche, directeur général de Perenco Gabon, « la situation est actuellement sous contrôle » avant d’ajouter que ses équipes travaillent en lien avec les autorités gabonaises pour installer des barrages flottants additionnels à titre préventif. On sait en outre que des opérations de pompage sont en cours pour récupérer les volumes déversés. 

Pour rappel, Perenco a détecté, le 28 avril dernier, la fuite d'une cuve contenant 50 000 mètres cube de pétrole brut, soit 300 000 barils. Dans un communiqué, la société affirme que la fuite s'est aggravée au moment de la réparation. Le brut s'est déversé dans les retenues creusées autour du terminal pour éviter des déversements rapides dans l'océan.

Le ministre gabonais en charge du Pétrole et son collègue de l'Environnement étaient attendus sur place ce samedi 30 avril, pour constater de visu l’évoluation de la situation. Quant à Perenco, elle a indiqué avoir décidé, par mesure de précaution, de suspendre l'exportation du brut depuis ce principal point de départ du pétrole gabonais vers le marché international.