L’Inde est parvenue à se hisser en tant que seconde destination des exportations du Gabon derrière la Chine. Mais le pays de Gandhi est aussi une opportunité de premier plan pour le Gabon qui souhaite booster les Investissements Directs Etrangers au profit de son secteur productif qui poursuit sa marche vers la diversification.

L’année dernière, selon les données du ministère de l’Économie, l’Inde a importé du Gabon des produits d’une valeur de 477,7 milliards de FCFA (environ 766 millions USD). En forte hausse de 263,1 % par rapport à 2020. « Voila pourquoi, ce pays asiatique veut accroitre son investissement dans le secteur minier du Gabon », a commenté pour sa part le média Croissance Afrique.

A savoir en outre qu’au cours de ces dernières années, le Gabon accueille une forte communauté indienne avec des entreprises actives dans les secteurs minier et du bois, qui contribuent au développement économique du pays. Et selon les analystes, d’autres secteurs comme les nouvelles technologies et l’agribusiness intéressent aussi les investisseurs potentiels de l’Inde.

« Les entreprises indiennes qui sont déjà basées notamment dans la zone économique de Nkok ont déjà créé beaucoup d’emplois. Nous avons par exemple la compagnie indienne Oil India qui s’est déjà implantée au Gabon et qui est en train d’attirer beaucoup d’investisseurs. Il y a un très grand potentiel dans le domaine minier qui serait une opportunité de renforcer les échanges économiques entre nos deux pays », a fait remarquer l’ambassadeur Ram Karan Verma.

Du côté des autorités gabonaises, on ne cesse de souligner que les entreprises et les investisseurs indiens sont les bienvenus. « Nous partageons cette volonté de renforcer cette coopération vieille de plus de 30 ans entre les deux pays », a-t-on indiqué. 

Dernièrement, à la faveur d’une audience accordée par la cheffe du gouvernement du Gabon, Rose Christiane Ossouka Raponda, il a été rappelé que les entreprises indiennes investissent de plus en plus au Gabon, dans les mines, le bois et d’autres secteurs. Elles sont très présentes dans la Zone économique spéciale de Nkok.