Face à l’envolée des prix du blé et de la farine tirée de cette matière première agricole, la filière boulangerie cherche d’autres alternatives pour maitriser leurs coûts. Parmi les solutions trouvées, le recours à d’autres matières premières pour produire de la farine.

L’Ukraine, actuellement en guerre, est l’un des pays auprès duquel de nombreux pays importent du blé. La première réflexion du gouvernement était d’anticiper, de voir le produit qu’il faut mettre en substitution par rapport au blé. Le ministre du Commerce a pris l’initiative de travailler avec les boulangers pour faire en sorte que l’on puisse fabriquer du pain à base de farine de manioc.

Et d’après Jean François Yanda, directeur général du Commerce, au Gabon, du pain cuit à partir de farine de manioc est désormais possible. Une visite du ministre du Commerce Yves Fernand Manfoumbi dans une boulangerie de Libreville, lundi 9 mai, a permis de se rendre compte de sa faisabilité, dans sa phase expérimentale.

Selon le ministère de tutelle, l’objectif du Gabon est de trouver un produit de substitution au blé qui vient de l’étranger. Avec les producteurs du Haut-Ogooué, on est en train de faire des tests. Ces tests sont à 120% impeccables. Une initiative des responsables publics bien accueillie par de l’Association des boulangers du Gabon.

L’Association des boulangers du Gabon affirme collaborer étroitement avec le ministère gabonais du Commerce, pour parvenir à réduire la dépendance à l’importation de la farine de blé et accroître la production locale de manioc dans le pays. Et cette plateforme de noter qu’au Gabon, le manioc est consommé par plus de 80% de la population.

Pour le Pr Jacques François Mavoungou, directeur pays du programme de recherche Wave (West and Central african virus epidemiology), le Gabon importe plus de 90 000 tonnes de manioc par an pour combler le déficit par rapport à la demande. Il est donc nécessaire que le pays augmente sa production locale de Manioc pour faire face à la hausse prévue de la demande.