La réunion du comité de pilotage du projet ChemObs (Observatoire pour les Produits Chimiques) s'est achevée le 25 mars. Pendant 2 jours, le comité a planché sur l'avenir du projet de l'observatoire intégré santé-environnement et renforcement du cadre juridique et institutionnel pour une gestion saine des produits chimiques en Afrique (ChemObs Gabon).

La feuille de route adoptée par le comité va permettre aux coordonnateurs environnement et santé d'implémenter les activités prévues à cet effet. Son exécution est d'autant attendue que le comité régional a validé le plan de travail annuel (PTA). La visite de l'un des sites, à savoir celui de Nkok, prévu pour recevoir les installations devant permettre de démarrer leur traitement, a aussi été programmée. 

Les parties prenantes ont aussi jugé nécessaire d'élaborer une fiche de suivi des produits chimiques depuis leur entrée au Gabon, jusqu'à leur élimination. « En tant que partenaire de l'OMS, les Ministères en charge de l'Environnement et de la santé ne ménageront aucun effort pour faciliter l'exécution de la feuille de route, avec le but ultime de permettre l'installation de l'observatoire d'ici la fin de l'année », a-t-on indiqué.
 
Dans son allocution, le Directeur Général Adjoint de l'Environnement et de la Protection de la Nature, Delphin Mapaga a remercié l'OMS en tant qu'agence d'exécution pour tous les efforts consentis afin que ce projet aboutisse. Il a également remercié les plus hautes autorités de la République, en tête desquelles le Chef de l'Etat, dont le projet rentre en droite ligne avec sa vision de faire du Gabon un pays propre en matière d'environnement.

Alors que la tendance mondiale indique un déplacement de la production et de l’utilisation des produits chimiques des pays développés vers les pays en développement, le secteur chimique en Afrique est amené à jouer un rôle de plus en plus important dans de nombreux pays du continent, dont le Gabon. La plupart des pays africains ont vu leur production industrielle et agricole s’intensifier, accompagnée d’un recours conséquent aux intrants chimiques. 

Des produits chimiques industriels dangereux tels que les polluants organiques persistants (POP), les pesticides, l’arsenic, le cadmium, le plomb et le mercure continuent d’être utilisés et sont rejetés directement dans le sol, l’air et l’eau, avec des conséquences majeures sur l’environnement et la santé des populations. D’où l’importance du projet ChemObs.