Le groupe Olam affirme appliquer une politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) qui accorde un intérêt particulier à la conservation des ressources naturelles du Gabon depuis le début des années 2010, en adhérant notamment aux standards en la matière les plus exigeants qui soient lors des études d’impact, notamment les normes de Hautes Valeurs de Conservation (HVC) et des Hauts stocks de Carbone (HCS).

La filiale gabonaise du géant singapourien de l’agribusiness a indiqué que les mesures prises par l’entreprise sur le plan environnemental ont été renforcées dernièrement par l’initiative de certification du développement agroindustriel, notamment par la norme de développement durable pour le palmier à huile (RSPO) et la norme ISO pour l’hévéa.

« Le Gabon, couvert à plus de 85% de forêts, figure parmi les pays à haut couvert forestier. Dans ce contexte, développer l’agriculture, enjeu majeur de la diversification économique du pays, sans entraver la biodiversité abritée par ces forêts requiert une approche dédiée », a indiqué Olam qui a ajouté que la protection de vastes espaces, pour la plupart forestiers, mais qui comprennent aussi des savanes et de grands réseaux de zones humides, constitue sa priorité.

« Au total, 74 000 hectares de palmiers et d’hévéas ont été plantés sur des zones dégradées, et plus de 120 000 hectares de zones à forte valeur ont été protégées du braconnage et des activités illégales sur 7 sites au Gabon, les populations en gardant un accès pour y mener leurs activités traditionnelles », a-t-on rapporté. Il a aussi été noté que dans le modèle de développement adopté par Olam, la proportion de terre vouée à la conservation est plus importante. C’est d’ailleurs au Gabon qu’est la plus grande surface reconnue HVC de la planète pour le secteur du palmier à huile.

Au-delà de la grande surface protégée, qui excède la taille de certains parcs nationaux, la configuration de ces espaces permet la création de corridors qui jouent une fonction écologique très importante à l’échelle du paysage, permettant d’éviter la fragmentation des habitats, source d’appauvrissement floristique et faunique. 

Le département en charge du développement durable du groupe Olam au Gabon, qui coordonne le programme de conversation, emploie aujourd’hui une cinquantaine de collaborateurs qui s’occupent, entre autres, de la surveillance et du monitoring des zones conservées. L’équipe de ce département, qui a célébré cette semaine la journée mondiale des forêts, a mis en avant « les initiatives qui permettent de porter une attention particulière et quotidienne à l’intégrité de nos écosystèmes forestiers et savanicoles, sans lesquelles nous ne serions rien ».