Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement, Olivier Nang Ekomie, a indiqué la semaine dernière que des parcelles constructibles seront mises à la disposition des Gabonais économiquement faibles (GEF) et que des mesures seront prises pour permettre la construction de logements à faible coût.

Pour les exclus du marché « normal et régulier » de l’immobilier, car leur pouvoir d’achat ne leur permet pas d’envisager des projets de logement même les plus modestes, le membre du gouvernement promet l’octroi de parcelles constructibles. Olivier Nang Ekomie qui a aussi laissé entendre que cette initiative trouvera sa première concrétisation avant la fin de cette année 2022.

Le projet ministériel pour améliorer l’habitat des populations économiquement faible prévoit que les futurs occupants des lotissements bénéficieront, par la suite, de financements des VRD (les voiries et réseaux divers). Dans cette perspective, le gouvernement compte sur un partenariat avec les bailleurs de fonds. Ainsi, l’Etat va assurer la viabilité des terrains et des produits immobiliers seront proposés à des prix accessibles pour les moins nantis. C’est dans ce sens, soutient le membre du gouvernement, que certains textes règlementaires dont des ordonnances ont été pris.

Il a aussi été rappelé que le choix d’attribuer des parcelles constructibles à des personnes aux revenus modestes se conforme à la politique sociale de l’Etat qui se base sur les données du recensement général de la population et de l’habitat effectué tous les 10 ans au Gabon. Des données qui montrent entre autres qu’une bonne partie de la population gabonaise est contrainte de recourir à l’auto-construction.

Le ministre en charge de l’Habitat a également noté que les logements sociaux actuels ne s’arriment pas à la capacité financière du grand nombre, surtout après que l’Etat s’était désisté de certaines charges comme les VRD qui ont été confiées aux entreprises privées. Il s’agit donc de s’inspirer des certaines bonnes pratiques appliquées par le passé à l’instar des projets de logements sociaux de la Société nationale immobilière (SNI) qui permettaient de proposer des loyers raisonnables.