Dans la zone CEMAC, les économies qui dépendent pour beaucoup du pétrole, après avoir été relativement touchées par la pandémie, peut voir son avenir avec de meilleures certitudes du fait de la nouvelle conjoncture. Le baril à plus de 100 dollars ouvre de nouveaux horizons, notamment pour financer la diversification des activités économiques. 

Le PIB de la sous-région n’a augmenté que de 1,9% en 2021. De ce fait, les prévisionnistes de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ne tablaient que sur une croissance de 2 à 3% pour les trois prochaines années. Ainsi, si l’activité économique réelle de la zone devrait croître de 3,7% en 2022, les économistes voient une baisse d’un peu plus d’un point (croissance de 2,6%) en 2023, avant une légère hausse à 3,2% en 2024.

Mais la donne est en train d’évoluer. « Selon l’évolution de l’activité et de la situation économique et financière, à la fois au plan mondial et au plan régional, ces projections sont susceptibles de révisions par les Banques centrales au cours des prochains mois », ont d’ailleurs tenu à souligner la BEAC.

Pour le Gabon en particulier, la bonne tenue du secteur extractif, la hausse du prix du baril du pétrole, le dynamisme de la filière bois et le développement du secteur de l’agribusiness devraient contribuer à améliorer significativement ses perspectives de croissance ainsi que son attrait vis-à-vis des investisseurs. Sans oublier les projets infrastructurels, en cours ou en projet, qui devraient booster la croissance du secteur des BTP.

Ainsi, les analystes estiment que le Gabon devrait multiplier les initiatives pour attirer de nouveaux investisseurs dans les secteurs hors pétrole prometteurs. Il s’agit  aussi de renforcer la capacité de résilience de son économie afin de mieux faire face aux chocs exogènes comme la flambée des prix des denrées alimentaires.