L’accord signé par le Gabon ouvre l’accès des navires de l’Union Européenne (UE) aux eaux gabonaises pour une nouvelle période de cinq ans. Selon Libreville, l’accord tient compte des objectifs  du pays dont celui de transformer son secteur de la pêche pour générer plus d’emplois.

Le Gabon veut générer plus de valeur ajoutée et créer plus d’emplois, par l’incitation aux transbordements et débarquements des captures dans les ports gabonais ainsi que par l’embarquement de marins gabonais et d’observateurs sur les navires européens. L’accord signé avec l’UE, a-t-on souligné, accorde un intérêt prioritaire à ces objectifs.

A savoir que d’après ministère de l’Économie, le Gabon envisage de démarrer l’application de l’accord de pêche signé en février 2021 avec UE cette année. Si une date précise n’a pas été précisée concernant la mise en œuvre du nouveau deal, on sait déjà que sa valeur globale s’élève à 17 milliards de FCFA. 

Ce financement devrait en grande partie être alloué par les autorités gabonaises au renforcement de la gouvernance des pêches, la protection de l’environnement marin et la création d'emplois. A noter que le Gabon a aussi annoncé son intention de développer un hub pour la pêche thonière. Ce projet d’envergure aurait été au centre des négociations avec l’UE. 

Selon toujours les explications fournies, le financement européen attendu comporte deux volets. Le premier concerne la compensation pour l’accès aux eaux et ressources halieutiques de la zone de pêche du Gabon, estimée sur la base d’un tonnage de référence annuel de 32 000 tonnes, dont le montant annuel est de 1 600 000 euros (un peu plus d’un milliard FCFA). Le second constitue une enveloppe d’appui pour l’application de la politique sectorielle de la pêche du Gabon, dont le montant annuel est de 1 000 000 euros (656 millions FCFA).