Le Gabon mise sur les appuis budgétaires apportés par ses différents partenaires pour consolider ses finances publiques et atteindre ses objectifs de croissance.

Le ministère de l’Economie et de la Relance a abrité il y a quelques jours la cérémonie de signature de l’Accord de Prêt de Soutien Budgétaire (PSB) entre le gouvernement gabonais et la République française représentés respectivement par le Ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Roboty épouse Mbou, et l’Ambassadeur de France près le Gabon, Alexis Lamek.

D’un montant global de 73,7 milliards FCFA (112,5 millions d’euros), cet appui budgétaire de la France aux côtés de la Banque Africaine de Développement (BAD), à travers l’Agence Française de Développement (AFD), vise à contribuer aux efforts de consolidation des finances publiques et de stabilité financière.

Selon toujours les explications fournies par le Ministère en charge de l’Economie et de la Relance, ce financement permettra au Gabon  d’améliorer la gouvernance et l’environnement des affaires et à renforcer la lutte contre la corruption conformément au cadre d’actions défini dans le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT).

Plus globalement, cet appui budgétaire renforcera les capacités du gouvernement gabonais à atteindre ses objectifs de croissance économique. Un soutien financier qui vient s’ajouter à d’autres appuis obtenus des partenaires comme le Fonds Monétaire international (FMI) qui a approuvé un accord élargi de trois ans au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant de 553.2 millions de dollars américains, soit 180% de la quote-part du pays.

«  Le Gabon travaille à réduire ses vulnérabilités budgétaires pour favoriser une croissance durable et inclusive. À cette fin, des efforts, notamment pour améliorer la gouvernance et la transparence afin d'accroître les recettes intérieures, y compris dans les secteurs pétrolier et minier, et l'efficacité des dépenses, sont essentiels pour créer de l’espace budgétaire pour les investissements et les dépenses sociales », a-t-on souligné.