Les acteurs de la filière aquaculture du Gabon veulent monter en régime. D’où la motivation constatée dans le cadre du programme de renforcement des capacités des opérateurs disposant déjà d’infrastructures de production en étangs adaptées pour générer plus de profits.  

En tête des pays consommateurs de poissons dans zone Cemac, le Gabon est encore loin de pouvoir satisfaire ses besoins nationaux en produits halieutiques. 15,5 milliards FCFA sont décaissés chaque année en importations de produits de mer. Une situation qui pousse les aquaculteurs à chercher les moyens pour produire davantage.

Ils peuvent pour cela compter sur l’appui de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui accompagne le Gabon dans le développement de l’aquaculture commerciale intensive en zone périurbaine. Un atelier national de renforcement des capacités des aquaculteurs a été organisé à cet effet.

Il était question de tester de nouveaux modes de production plus intensifs en zone périurbaine où se trouvent les marchés importants. En effet, ces zones qui font face à la contrainte foncière sont appelées à recourir à des systèmes de production hors sol tels que les bacs et les cages.

Et les aquaculteurs saluent la disposition des autorités gabonaises à vulgariser les systèmes pilotes de production intensive testés. Le gouvernement qui a fait savoir son souhait de voir les acteurs de la filière s’orienter vers l’aquaculture commerciale, notamment des jeunes entrepreneurs mettant en œuvre des modes de production couplant technologie et rentabilité.

Les initiatives d’appui visent l’accroissement durable de la production halieutique gabonaise et à apporter une réponse aux objectifs de diversification de l’économie gabonaise et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Car, malgré les atouts naturels du Gabon, l’aquaculture reste peu développée dans le pays. Selon les données disponibles, les activités aquacoles sont axées sur la pisciculture avec l’élevage du tilapia comme espèce dominante. 

On dénombre seulement une centaine de fermes piscicoles dans le pays, pour la plupart de type extensif. Pourtant, le secteur aquacole est considéré comme l’un des secteurs ayant le potentiel de soutenir et d’optimiser la diversification de l’économie gabonaise et de réduire ainsi l’importation du poisson surgelé.