Les acteurs de la société civile issus des quatre pays du bassin du Congo (Gabon, Cameroun, République centrafricaine et Congo) s’engagent au suivi des forêts et des droits locaux à travers de l’application Timby qui facilite la collecte des données. Une avancée notable dans le cadre des actions de protection de ce patrimoine fragile.

Timby a été utilisée pour la première fois sur le continent il y’a 10 ans et a contribué à protéger les forêts du Libéria. Josée Perron de l’organisation Timby, créateur de l’application éponyme, lors d’une séance de formation à laquelle ont pris part des représentants des organisations de la société civile issus des pays du bassin du Congo, a donné des éclairages sur le mode d’emploi de l’application. 

« On télécharge l’application sur le téléphone et ensuite on fait des photos, des vidéos, des audio, l’application permet également de créer des rapports qu’on peut partager à une plate-forme sécurisée », a-t-elle expliqué avant de souligner que pour les organisations qui mènent des activités de lutte contre le braconnage et le suivi des forêts et droits locaux, l’application offre un atout majeur. Toutes les données qui sont collectées dans l’application sont cryptées. 

« Cette application va nous aider comme c’est aussi géo référencée, d’avoir les preuves palpables et à l’issue de ces preuves, pour nous ça devient des alertes qui vont déclencher des missions indépendantes d’observation sur le terrain », a indiqué un participant. Il se pourrait également qu’à l’avenir, l’application serait utilisée au Gabon au profit d’autres initiatives pour la protection de l’environnement.

Rappelons que la forêt du bassin du Congo en Afrique centrale est le deuxième massif forestier tropical après la forêt amazonienne. Il présente un couvert forestier de plus de 268 millions d’hectares, dispose de plus de 170 millions d’hectares de forêt dense humide et plus de 116 millions d’hectares d’autres types de couverts forestiers (forêts claires, savanes arborées).