Ouverture ce mercredi 16 février à l’Institut français du Gabon (IFG) de la première édition du Festival Gabonais du Cinéma (FEGACI) destiné cette année au long et court métrage de films de fiction tournés au Gabon. Un pari audacieux des organisateurs mais salué largement par les amoureux des arts et de la culture du pays.

Le projet est porté par quatre cinéastes dans l’âme. Il s’agit de Pauline Mvele, Jean Pierre Moudjalou, Jérémie Tchoua et Aimé Akani. Ils ont pour objectif commun d’acter la renaissance du 7ème art qui est entrée dans une période de léthargie depuis un bon moment, et notamment depuis le déclenchement de la crise sanitaire. A cause de la pandémie, les rares salles de spectacles et de cinéma du pays ont été fermées. Le regroupement de plus de 30 personnes a également été interdit pour éviter la propagation du virus. Un coup dur pour le monde du cinéma qui est appelé désormais à se ressaisir.

« Malgré toute cette grisaille, nous avons décidé de faire quelque chose pour le rayonnement du cinéma Gabonais », a déclaré Pauline Mvelé dont les propos ont été relayés par un média local. « Le maitre mot de cette édition c’est la formation, c’est la compétitivité, c’est la recherche de la qualité c’est donner aussi à tous ces jeunes qui veulent faire du cinéma des rouages et des techniques pour réussir un projet cinématographique », a indiqué pour sa part le comédien Aimé Akani.

Ce festival les organisateurs veulent en faire une référence. Ils envisagent par cet événement de valoriser les métiers du cinéma et à long terme challenger les grands festivals du cinéma africain comme le FESPACO à Ouagadougou (Burkina Faso), les Ecrans Noirs de Yaoundé au Cameroun et Carthage en Tunisie. Bref, le début peut être modeste mais les ambitions sont vastes. 

L’événement est aussi une occasion pour ses initiateurs d’inciter l’Etat gabonais à mieux soutenir le développement de l’industrie culturelle du pays, et particulièrement le 7ème art. « Cette année, le festival sera consacré à la diffusion des longs et courts métrages de fiction. Pour la prochaine édition, l’événement va ajouter des documentaires et des séries. « A terme, tous les genres cinématographiques seront représentés », a-t-on fait savoir.