La Banque africaine de développement (BAD) a réitéré dernièrement sa disposition à accompagner financièrement et techniquement la mise en œuvre de la stratégie gazière du Gabon. Cette contribution de l’institution financière devrait se faire à travers un appui à la Société nationale des hydrocarbures du Gabon, Gabon Oil Company (GOC), et aura parmi ses objectifs la fin du torchage du gaz dans le pays d’ici à 2025.

Pour la Banque Africaine de Développement, la politique de transition énergétique que le Gabon compte mener devrait aboutir vers la dé-carbonisation et l’enracinement d’une économie verte. « Cette appropriation du capital énergétique, c’est une décision de la nation et nous allons l’accompagner », a fait savoir la Banque dernièrement lors d’une rencontre avec les membres de la presse au siège de la GOC à Libreville.

La BAD qui a mis à profit l’occasion pour saluer l’engagement du pays dans la lutte contre le changement climatique et pas seulement, rappelant la décision en 2010 du Gabon de cesser l’exportation des grumes et ses capacités actuelles de stockage de 1,2 millions de tonnes de carbone via ses forêts.

L’Administrateur Directeur général de la GOC, Odette Nzaba Makaya-Delbrah, a indiqué pour sa part que la BAD va déjà accompagner le Gabon dans le cadre des études de faisabilité que son organisation compte démarrer au premier trimestre 2022. « Ces études vont nous permettre d’être beaucoup plus rentable, plus visible et plus acceptable sur le marché international », a-t-elle indiqué.

A noter que les projets initiés par la GOC sont inscrits dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation (PAT), notamment dans sa stratégie de développement de la filière gazière qui vise aussi à arrêter le torchage en 2025. A savoir que le Gabon importe toujours 80% de ses besoins en gaz butane utilisés notamment par les ménages, alors qu’une très grande partie du gaz extrait sur le territoire est brûlé par torchage.

Il a ainsi été annoncé qu’une étude technique du projet sera réalisée par les experts des deux entités afin d’aboutir à une convention de partenariat et de financement prévue pour être signée dans quelques mois. Il a aussi été noté qu’il s’agit d’une première dans le secteur pétrolier au Gabon, un pays qui dispose de réserves potentielles de 100 milliards de mètres cubes de gaz naturel.