Selon le rapport de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), qui est la principale institution monétaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) et la banque centrale commune aux six États qui la constituent, le volume des financements interbancaires  est a pratiquement doublé en 2021, en comparaison avec les 418,4 milliards FCFA enregistrés sur le même marché l’année précédente.

D’après le rapport, le volume des financements interbancaires effectués via le mécanisme de la pension livrée sur le marché secondaire de titres publics de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) s’est élevé à 833,7 milliards FCFA. La période se situe entre janvier et décembre 2021. 

Partant de cet indicateur, la pension livrée, du fait de ses caractéristiques qui garantissent le bon dénouement des transactions, est montré comme un catalyseur des transactions sur le marché secondaire des titres publics de la Cemac, considéré encore comme mou au regard de la faiblesse des échanges des valeurs du Trésor qui y ont cours. Officiellement, plus de 80% de ces valeurs sont encore détenues par les banques, qui les ont obtenues sur le marché primaire où elles opèrent comme spécialistes en valeurs du Trésor (SVT).

Il a été expliqué que la pension livrée est une méthode de financement interbancaire caractérisée par un échange de titres négociables contre de la trésorerie, pour une période fixée. Cette transaction nécessite la signature d’une convention-cadre entre les parties. L’accord permet au prêteur de se voir automatiquement transférer la propriété des titres mis en garantie par l’emprunteur, une fois la date du remboursement de la créance arrivée. 

Selon toujours les chiffres fournis par la BEAC, l’introduction de la pension livrée dans le dispositif de recherche des financements dans la zone Cemac, dès l’année 2014, avait permis de hausser de près de 300% les transactions interbancaires en 2019, soit 5 ans plus tard.