Au titre de la première revue du programme soutenu par l`accord du mécanisme élargi de crédit signé entre le gouvernement gabonais et le Fonds Monétaire International (FMI), le Ministre Carmen Ndaot a reçu mercredi Aivo Andrianarivelo, Directeur Exécutif du Fond Monétaire International (FMI) pour le bureau Afrique accompagné de son Conseiller Principal, Thierry Nguema-Affane. 

Les discussions ont porté principalement sur les questions liées aux dépenses fiscales et aux investissements publics avec un accent particulier sur le projet de loi portant cadre général des investissements en République Gabonaise et les projets des Zones d'Investissements Spéciales dans les secteurs du bois et de l'agriculture.

Rappelons que le 28 juillet 2021, le Fonds monétaire international  a approuvé un accord élargi de trois ans au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant de 388,8 millions de DTS (environ 553.2 millions de dollars américains), soit 180% de la quote-part du Gabon, pour faire face à la crise de la pandémie de COVID-19 et soutenir la mise en œuvre de la stratégie de relance économique 2021–23 des autorités. L’approbation du Conseil d’administration a permis le décaissement immédiat d’environ 115.25 millions de dollars américains pour l’appui budgétaire.

Selon le FMI,  la pandémie et la chute des prix du pétrole ont durement touché l'économie, accentuant ainsi les déséquilibres macroéconomiques et pesant sur l’activité économique, le chômage et la pauvreté. Bien que l’économie montre des signes de reprise, les perspectives restent fortement dépendantes de la trajectoire de la pandémie, du déploiement effectif des vaccins et de la mise en œuvre des réformes structurelles.

De son côté, l’Etat gabonais a souligné que son programme vise à renforcer la réponse à la pandémie, à réduire les vulnérabilités budgétaires et de la dette publique, et à favoriser une croissance durable, verte, inclusive et tirée par le secteur privé. À cette fin, des efforts, notamment pour améliorer la gouvernance et la transparence afin d'accroître les recettes intérieures, y compris dans les secteurs pétrolier et minier, et l'efficacité des dépenses, sont essentiels pour créer de l’espace budgétaire pour les investissements et les dépenses sociales.