La réalisatrice gabonaise Matamba Kombila a sorti « Influenceu.ses.rs », un documentaire immersif qui s’intéresse à l’univers un peu fantasmé des influenceurs et influenceuses africains.

Le film, qui a fait partie des œuvres projetées lors du dernier Fespaco et présenté au marché international du cinéma africain et de la télévision (Mica),  est inspiré du quotidien. Matamba Kombila a confié avoir été surprise  notamment par les enfants de ses proches qui vivent du métier d’influenceur sur les réseaux sociaux.

Un constat qui a généré nombre de questions. Pourquoi les influenceuses et les influenceurs sont-ils devenus si puissants aujourd’hui ? Le métier est-il un simple effet de mode ou une profession qui s’inscrira dans la durée ? La réalisatrice qui a également remarqué que les restrictions imposées par le Covid-19 ont poussé les jeunes à suivre quotidiennement et pendant des heures les « professionnels de l’influence virtuelle » sur les réseaux sociaux.

Le documentaire mise sur les grands rendez-vous cinématographiques pour se faire connaitre et « éventuellement s’attirer les sympathies de toutes ces cibles, pour qu’il soit distribué dans le plus de pays africains possible ». Car son auteur estime que c’est un très bon outil éducatif pour la jeunesse : « je souhaite vraiment que ce film circule ».

Après le Fespaco, le film est programmé au Cameroun au festival Yarha. Il va aussi être en projection privée au Gabon et, peut-être une projection publique à l’Institut français du Gabon. D’autres festivals sont également dans l’agenda de Matamba Kombila.

Concernant le Gabon en particulier, la réalisatrice constate que les influenceurs ont tendance à privilégier l’humour. Ceux qui misent sur les ‘’life style’’, sont aussi nombreux. Chacun a son créneau, son audience. « Et donc, ils font ce qu’ils aiment. Je trouve qu’il y a des influenceurs gabonais qui sont vraiment bons dans ce qu’ils font », a-t-elle confié à un site d’information de la place.