Le projet de loi de finances 2022, adopté en conseil des ministres ce vendredi, vise un taux de croissance de 3%. Selon les autorités, l’élaboration du projet de loi s’inscrit dans un contexte de reprise de l’activité économique internationale. En effet, la croissance mondiale est projetée à 4,9% en lien avec le retour à une situation sanitaire maîtrisée et de stabilisation des prix des matières premières.

Un plus d’un taux croissance de 3%, ceux qui ont élaboré le projet de budget tablent également sur une réduction sensible du déficit budgétaire par l’optimisation de la mobilisation des recettes intérieures, l’arrimage des projets d’investissements contenus dans le PAT,  l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la relance de l’économie, la consolidation du système de santé et l’amélioration de l’offre dans le secteur de l’éducation et de la formation.

Concernant les prévisions dans le secteur pétrolier, les autorités s’attendent à  une production de pétrole de 11 millions de tonnes, en hausse de 7,8%. Un prix du baril pétrole qui s’établirait à 60 dollars en 2022 contre 55 dollars en 2021, soit une hausse de 9,1%. 

Pour les autres exportations, le manganèse devrait parvenir à un volume de 9,2 millions de tonnes, en augmentation de 0,82%, le caoutchouc 7000 tonnes, le bois débité évaluée 1,171 million m3 et l’huile de palme brute 112,2 mille tonnes. Tout ceci avec un taux de change prévisionnel du dollar américain à 543,2 FCFA/USD, en dépréciation de 1,2%.

Le projet de budget de l’État est équilibré en ressources et en charges à 2936,6 milliards de FCFA contre 3127,6 milliards de FCFA, soit une baisse de 191 milliards de FCFA. Les recettes budgétaires (hors recettes affectées aux tiers) seraient évaluées à 1924,6 milliards FCFA, contre 1622,2 milliards FCFA arrêtés dans la Loi de finances rectificative 2021, soit une hausse de 302,4 milliards FCFA. 

En ce qui concerne les dépenses et les charges de trésorerie, les dépenses budgétaires sont évaluées 1992,5 milliards de FCFA. Les charges financières de la dette qui s’établissent à 316,9 milliards FCFA. Les dépenses de fonctionnement, hors Compte d’affectation spéciale (CAS), se chiffreraient à 1161,9 milliards FCFA et les dépenses d’investissement à 326,4 milliards FCFA. Notons enfin qu’une hausse des autres dépenses (+13 milliards FCFA) est prévue du fait des coûts sociaux des restructurations des entreprises publiques et les contentieux de l’État.