Suite à la publication du rapport d’évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le président gabonais Ali Bongo Ondimba a posté un message qui souligne la gravité de la situation. « Ne nous voilons pas la face. Ne détournons pas le regard. Celui-ci est très alarmant », a réagi le chef de l’Etat. 

Selon toujours le numéro un gabonais, nous sommes face à un risque d'emballement climatique aux conséquences incalculables pour notre planète et notre humanité. L'Afrique, en particulier, risque d'être frappée de plein fouet. Mais Ali Bongo Ondimba note aussi que l’espoir est toujours permis. « La COP26, qui se déroulera en novembre prochain à Glasgow, est l'occasion d'un sursaut. Elle doit nous permettre, à nous Etats, d'adopter des mesures inédites et vigoureuses », a-t-il soutenu avant de promettre qu’en tant que chef de file des négociateurs africains, le Gabon, qui a fait de la défense de l'environnement l'un des piliers de son développement, y tiendra tout son rôle. 

A savoir que le rapport du Giec indique que les émissions continues de gaz à effet de serre risquent d’entraîner le dépassement d'une limite de température clé en un peu plus d'une décennie. Les auteurs notent en outre la probabilité qu'une élévation du niveau des mers de près de 2 m d'ici la fin du siècle.

La publication qui est sortie dernièrement est le premier d'une série de rapports qui seront rendus publics au cours des prochains mois et constitue la première révision majeure de la science du changement climatique depuis 2013. Sa publication intervient moins de trois mois avant un sommet clé sur le climat à Glasgow, connu sous le nom de COP26.

Ce rapport d'évaluation scientifique « doit sonner le glas du charbon et des énergies fossiles, avant qu'ils ne détruisent la planète », a déclaré pour sa part Antonio Guterres dans un communiqué, en plaidant pour qu'aucune centrale à charbon ne soit construite après 2021. Cette évaluation du GIEC figure dans un document de 42 pages appelé "Résumé à l'intention des décideurs".