Le Gabon a pris les initiatives afin d’acter sa réintégration au sein de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives après sept ans de suspension. En effet, le Gabon avait adhéré pour la première fois à l’ITIE, le 14 mai 2004, avant d’être suspendu en 2013 pour non-transparence dans la gouvernance des industries extractives.

« Le Gabon a soumis au secrétariat de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) son dossier de candidature en vue de sa ré-adhésion à ladite instance internationale ». L’information est donnée par le ministère gabonais de l’Économie et de la Relance qui a effectué une communication à ce sujet lors du dernier Conseil des Ministres, mercredi dernier.

Selon l’agence Ecofin qui se base sur les informations du média Le Nouveau Gabon, le dépôt de candidature du Gabon à l’ITIE repose sur des efforts conjugués et continus de toutes les parties prenantes œuvrant pour le retour du Gabon vers cette « instance internationale prestigieuse ». Aussi, selon le ministère de tutelle, « l’implémentation de cette norme (ITIE) devrait permettre de renforcer la bonne gouvernance dans notre pays en mettant en cohérence les flux du secteur extractif et les mécanismes qui, une fois valorisés, peuvent être mobilisés pour satisfaire les besoins des populations ».

En mai dernier, Léontine Tania Oyouomi-Loumbou, présidente du Groupement d’intérêt de l’ITIE Gabon, avait annoncé que le dépôt de candidature du pays devait se faire au courant du troisième trimestre 2021. Pari tenu donc. Dans son programme triennal de réformes économiques et financières signé récemment avec le Fonds monétaire international (FMI), soutenu par mécanisme élargi de crédit (MEC), le pays s’était engagé à réintégrer cette initiative.

Selon un bon connaisseur du secteur extractif du Gabon et de la sous-région Afrique centrale, cette décision du Gabon de revenir dans la grande famille de l’ITIE s’arrime avec la philosophie du Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) du pays  initié par le président Ali Bongo Ondimba. Un Plan qui promeut notamment l’optimisation de la gouvernance dans le secteur extractif, le climat des affaires et les investissements privés.