Après le Plan de relance de l’économie (PRE) de 2017-2019, financé à hauteur de plus de 600 milliards de francs CFA par les partenaires techniques et financiers, c’est au tour du Plan d’accélération de la transformation (PAT) d’obtenir le soutien des bailleurs de fonds et notamment du Fonds Monétaire International (FMI). Le conseil d’administration de ce dernier qui vient d’approuver le décaissement de la somme de 305 milliards de francs CFA au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) au profit du Gabon.

C’est le 28 juillet dernier que le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a approuvé un nouvel accord triennal au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) au Gabon. De 305 milliards de francs CFA, ce financement permettra de soutenir la relance de l’économie gabonaise, sensiblement impactée par la crise du coronavirus.

Ce nouvel accord avec le Fonds intervient dans un contexte d’impactation des positions budgétaires et extérieures du Gabon, ayant provoqué la hausse du taux de chômage et aggravé surtout la situation des foyers vulnérables. Dans l’immédiat, 63 milliards de francs CFA seront débloqués au titre d’appui budgétaire. Le programme, à l’exemple de celui validé en juin 2017, vise à soutenir la réponse à court terme à la crise de la Covid-19 et selon le FMI, à jeter les bases d’une croissance post-pandémie forte, verte, tirée par le secteur privé.

Pour le directeur général adjoint et président par intérim du FMI, Mitsuhiro Furusawa, « le nouvel accord au titre du mécanisme élargi de crédit soutiendra le redressement post-pandémie du pays et ancrera la mise en œuvre des réformes. » A ce titre, à l’exemple du dernier programme triennal conclu entre le Gabon et cette institution financière, des nouvelles réformes notamment axées sur la création d’un espace budgétaire pour les dépenses sociales prioritaires, la réduction de la vulnérabilité de la dette, le renforcement de la gouvernance, la transparence et l’amélioration de l’inclusion financière sont à prévoir par le pays.

Du fait des conséquences de la crise sanitaire, les autorités du pays ont dû procéder à des réajustements pour s’arrimer à la nouvelle conjoncture, en déployant un nouveau programme économique, le PAT, celui-ci sera soutenu par cet effort supplémentaire du FMI. Si les besoins financiers sont importants en ce qui concerne ce nouveau programme, ce financement permet de contribuer significativement à la réalisation de ce programme triennal.