Une réunion sur le financement de la stratégie d’industrialisation durable de la filière bois dans le Bassin du Congo s’est tenue dernièrement. Elle a regroupé les ministres en charge des Forêts, de l’Industrie, de l’Environnement, de l’Economie, de la Planification, des Finances et du Budget des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et de la République Démocratique du Congo.

Le 28 juillet 2021, par visioconférence, sur invitation du Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la CEMAC, la réunion a été présidée par le ministre camerounais Paul Tasong et a porté sur les deux points. Le premier est la position des Etats sur la demande d’accord de principe sollicitée par la Commission de la CEMAC pour participer au financement de ’opérationnalisation des projets prioritaires de la première phase de la stratégie d’industrialisation durable de la filière bois dans le Bassin du Congo. Le second concerne les modalités d’application de la décision d’interdiction d’exporter les grumes prévue le 1er janvier 2022.

Pour ce qui est du premier point, le président de la Commission a obtenu l’accord de principe de quatre pays, notamment le Cameroun, le Gabon, le Tchad et la République Démocratique du Congo. Les ministres lui ont recommandé de relancer la République Centrafricaine, la République du Congo et la République de Guinée Equatoriale pour amplifier cette démarche régionale consensuelle. 

S’agissant du second point, les ministres, tout en maintenant la date du 1er janvier 2022, se sont convenus de la nécessité d’accorder une période transitoire allant jusqu’au 31 décembre 2022 dans le but de procéder aux études préalables de maturation des projets retenus pour la première phase. 

A cet effet, la Banque Africaine de Développement (BAD) se propose d’allouer un don sous forme de Bien Public Régional d’une valeur de 5 millions d’unités de compte à la Commission de la CEMAC. Cette allocation permettra de financer les études susmentionnées et les autres mesures transitoires. Pour finir, les ministres ont recommandé à la Commission de la CEMAC d’établir un chronogramme d’actions pour les activités de la période transitoire.