Avec une trentaine d’années de carrière bien remplie en tant que pilote de ligne, le Gabonais Jacques Assoumou dirige  maintenant Simb Airlines Corporation, la jeune compagnie d’aviation qui a de grandes ambitions en Centrafrique et dans la sous-région.

Le nouveau transporteur aérien que pilote Jacques Assoumou a pour premier objectif de desservir plusieurs villes de la République centrafricaine. Mais le projet de la compagnie d’origine camerounaise est qualifié d’ambitieux car il compte s’étendre dans la sous-région, selon la promesse faite par le président directeur général de la compagnie et fondateur de Global Investment Trading, Emile Parfait Simb, surnommé aussi le « crypto-millionnaire ». « Dans un bref délai, nous y reviendrons au même endroit pour procéder à l'inauguration d'un appareil de 60 places qui va desservir la sous-région », a-t-il lancé à Bangui il y a plusieurs semaines. 

Quant à Jacques Assoumou, il peut miser sur sa longue expérience cumulée et le savoir-faire acquis pour gagner son pari. L’originaire de Bitam au Gabon est un modèle pour bon nombre d’acteurs de l’aviation. Résidant maintenant à Bangui, le directeur général de la compagnie Simb Airlines Corporation est né en 1962 à Makokou. Il a intégré la compagnie nationale Air Gabon en tant que pilote de ligne en avril 1986. Cela fait donc 40 ans qu’il est dans le métier.

« Je suis un passionné de médecine. Tout jeune, je voulais devenir chirurgien et c’est un concours de circonstances qui m’amène dans le milieu aéronautique », a confié Jacques Assoumou à un journaliste gabonais.  Après l’obtention de son Bac E (Mathématiques et Technique) en 1981 au Lycée technique national Omar Bongo, il a fréquenté la faculté des Sciences (section Maths/Physique) de l’Université Omar Bongo. En 1982, un ami l’invite à passer le concours initié par la compagnie nationale gabonaise et partant, sur le recrutement des élèves pilotes de ligne. La réussite à ce concours lui ouvrira les portes de l’Ecole nationale de l’aviation civile (ENAC). Il passe sa formation entre Montpellier, Toulouse et St-Yan, en France. Et effectue plusieurs stages à Amsterdam (Pays-Bas) et au sein des compagnies KLM (Suède) et Air France, avant de regagner son pays en avril 1986 et intégrer Air Gabon.

En 2019, il passe le cap de 25.000 heures de vols. « J’ai eu la chance de voler continuellement durant ces années, ne marquant des pauses que lors de mes congés. Il n’y a pas de limite. Mais ça reste souvent un chiffre difficile à dépasser ». Maintenant c’est un autre challenge qui l’attend.