Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a partagé sur les réseaux sociaux ses sentiments à l’issue de sa rencontre avec Patricia Scotland, secrétaire général du Commonwealth. 

« Échange très chaleureux et concluant avec l'Honorable Patricia Scotland QC, Commonwealth Secretary-General en vue de l'adhésion du Gabon au Commonwealth. Ce serait pour notre pays un tournant historique ! Cette volonté commune pourrait se concrétiser dès le prochain Sommet du Commonwealth à Kigali », a affirmé le numéro un gabonais qui séjourne actuellement à Londres.

Quelques heures plus tard, Ali Bongo Ondimba publiera un nouveau post : « Très heureux et honoré d'avoir retrouvé S.A.R le Prince de Galles avec qui je partage une même préoccupation pour la défense de l'environnement, du climat et de la biodiversité. Dans ce combat, le Royaume-Uni peut compter sur le Gabon qui assumera pleinement ses responsabilités lors de la COP 26. A titre plus personnel, j'ai remercié le Prince de Galles pour le soutien constant qu'il m'a apporté lorsque j'ai traversé, en 2018, une épreuve difficile, aujourd'hui surmontée grâce à Dieu ».

Ainsi, le Gabon vient en quelque sorte d’’officialiser sa ferme décision de prendre ses distances avec la sphère francophone pour se rapprocher significativement du monde anglo-saxon. La nouvelle ne manquera pas d’être commentée en abondance par les médias panafricains et internationaux.

Selon un bon connaisseur de la vie diplomatique gabonaise, le projet de Libreville d’intégrer cette organisation, dont les membres sont en grande partie composés d'anciens territoires de l'Empire britannique, trouve sa source dans les incompréhensions et les frustrations qui ont marqué les relations franco-gabonaises depuis le début de la décennie précédente.