Le 18 avril dernier, un atterrissage d'urgence d'un hélicoptère de l'armée gabonaise a failli tourner à la catastrophe. Une enquête a été ouverte pour connaitre les circonstances qui ont provoqué l’accident. A savoir que le parc national de Minkebé, théâtre de cet incident, est un site où opèrent régulièrement les orpailleurs clandestins et les braconniers qui s’attaquent aux espèces intégralement protégées comme les éléphants.

Le Super Puma acheminant des éléments de l’armée missionnés pour la sécurisation du parc national de Minkébé a été contraint de se poser en catastrophe suite à l'arrêt brusque d'un des moteurs.  Selon les informations obtenues d’une source auprès du ministère  gabonais de la Défense nationale, la destination finale de l’hélicoptère était le site de la compagnie forestière Tropical Timber Industry Board (TTIB).
 
L’hélicoptère avait à son bord 16 personnes : 4 membres d’équipage et 12 militaires équipés. En plein vol, il a été confronté à un problème d’ordre technique. L'un des moteurs de l'appareil se serait soudainement arrêté, ce qui a amené les pilotes à dérouter l'appareil vers un site du Parc National de Minkébé pour effectuer un atterrissage forcé. Mais lors de cette opération périlleuse, l’aéronef a violemment percuté le sol et a subi des dégâts importants. On ne déplore toutefois aucune perte en vie humaine.

On attend maintenant la conclusion de l’enquête ouverte pour déterminer notamment la cause de la défaillance du moteur incriminé. Selon certaines sources, Serge Olivier Nzikoué, patron du Bureau d’Enquêtes des incidents et accidents d’aviation (BEIAA) et formé au Conseil national de la sécurité des transports (NTSB), ferait partie de ceux qui supervisent l’évolution des travaux d’investigation en cours.