Dans le cadre de l'Africa CEO Forum tenu au Rwanda, le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présenté une série de réformes destinées à améliorer le climat des affaires au Gabon et à renforcer l’attractivité économique du pays. Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique de modernisation des institutions économiques et de transformation structurelle de l’économie nationale.
L’objectif affiché par les autorités est de faire du Gabon un pôle d’investissement compétitif en Afrique centrale, capable de diversifier ses sources de croissance au-delà des ressources pétrolières traditionnelles. Parmi les principales réformes engagées figurent la révision des codes minier, forestier et pétrolier. Ces secteurs constituent depuis plusieurs décennies les piliers de l’économie gabonaise. Toutefois, les autorités souhaitent désormais adapter ces cadres juridiques aux nouvelles exigences internationales afin de favoriser davantage la transparence, la compétitivité et la valorisation locale des ressources naturelles. Cette réforme vise également à rassurer les investisseurs étrangers en offrant un environnement réglementaire plus stable et plus attractif.
Le gouvernement gabonais mise également sur la modernisation du cadre fiscal et douanier. Cette initiative devrait permettre de simplifier les procédures administratives, de réduire les délais liés aux opérations commerciales et de renforcer l’efficacité des services publics. Dans cette logique, la digitalisation de l’administration apparaît comme un levier majeur. La création d’entreprises, souvent perçue comme longue et complexe dans plusieurs pays africains, devrait ainsi être facilitée grâce à des plateformes numériques destinées à accélérer les démarches administratives et à améliorer la transparence.
À travers cette politique de réformes, le chef de l’État a réaffirmé l’orientation stratégique du Gabon vers la transformation locale des matières premières. Cette ambition s’inscrit dans le cadre du Programme National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, qui vise à diversifier l’économie nationale et à réduire la dépendance du pays aux exportations de matières premières brutes. Le gouvernement entend notamment encourager le développement d’industries locales capables de transformer les ressources naturelles sur place afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.
Plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés comme moteurs de cette nouvelle dynamique économique. Il s’agit notamment de l’énergie, des infrastructures, de l’eau et de l’assainissement, du logement social, de l’agriculture ainsi que des infrastructures sanitaires et scolaires. Ces domaines sont considérés comme essentiels pour améliorer les conditions de vie des populations tout en stimulant l’investissement privé et la croissance durable. Le président gabonais a également mis en avant le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga, présenté comme l’un des projets structurants majeurs du pays. Ce vaste chantier prévoit la création d’un consortium international chargé de construire une ligne ferroviaire d’environ 450 kilomètres, un port en eau profonde ainsi que des barrages hydroélectriques destinés à soutenir la transformation du minerai de fer. Ce projet stratégique pourrait contribuer à renforcer l’industrialisation du Gabon et à accroître son influence économique dans la sous-région.
"À travers cette participation à ce rendez-vous économique international, les autorités gabonaises entendent réaffirmer leur volonté de renforcer les partenariats économiques du pays et d’attirer davantage d’investissements étrangers afin d’accompagner la transformation et la diversification de l’économie nationale", a aussi indiqué la Présidence de la République gabonaise dans un communiqué.
