L’adoption, le 12 août dernier, au Cameroun, du texte constitutif de la nouvelle configuration économique régionale impliquant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est vue comme une étape décisive dans le projet de fusion des deux organisations.

La base de la future communauté régionale est désormais définie. Un avis partagé par le ministre congolais de l’Économie, Ingrid Babakas. « Pour nous, le débat sur la fusion-dissolution est derrière nous. Il était question de procéder à une fusion, pour une construction d’une nouvelle communauté, concernant l’organigramme de cette nouvelle entité régionale », a-t-elle indiqué. C’était à l’occasion de la 5e réunion du Conseil des ministres du comité de pilotage de la rationalisation des communautés économiques régionales.

« Nous avons actuellement deux commissions. Il y a donc fort à parier qu’il y aura une commission dans l’ossature de la future Communauté économique. Dans la commission de la CEEAC il y a 11 Etats avec sept commissaires, un président et un vice-président. Au niveau de la Cemac, il y a une commission où tous les Etats sont représentés. Il y aura une solution qui consistera à utiliser soit la première ou la deuxième formule. La décision finale reviendra aux chefs d’Etat », a-t-on aussi indiqué à l’issue de cette réunion.

Au terme des travaux, le conseil des ministres a adopté deux dénominations pour la future Communauté économique régionale. Néanmoins, les noms n’ont pas encore été dévoilés. Il revient aux chefs d’Etat de se prononcer à ce sujet lors d’un sommet d’ici la fin d’année. Dans la perspective d’une nouvelle communauté économique régionale beaucoup plus forte, le conseil des ministres a pris la résolution de mettre en place une Haute autorité monétaire d’Afrique centrale.

Entre autres acquis, l’on peut citer : l’unification des zones de libre-échange de la CEEAC et de la CEMAC ; l’élaboration d’un code des douanes, d’un tarif extérieur commun et d’une politique commerciale commune ; l’adoption de douze domaines prioritaires de rationalisation : commerce, santé, libre-circulation des personnes et des biens, mécanisme de financement de l’intégration, sécurité, règles budgétaires et monétaires, rapprochement des cadres institutionnels, etc.