Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé ce juin 27 juin 2022 la première et la deuxième revue du programme avec le gouvernement gabonais. « Cette décision valide les options du Gabon pour améliorer le cadre macro-économique et budgétaire et poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles », ont indiqué les autorités gabonaises.

Libreville peut donc avancer dans le cadre de sa coopération avec l’institution financière internationale. Si l’on se réfère aux dernières projections effectuées par l’équipe du Fonds Monétaire Internationale, le Gabon devrait voir son taux de croissance économique tourner autour de 2,8% cette année. Le taux prévisionnel de croissance a été partagé lors de la mission de l’institution financière internationale au Gabon au titre des première et deuxième revues combinées du mécanisme élargi du crédit (MEDC). Mission qui s’est déroulée du 12 au 20 mai courant.

Pour rappel, en 2021 le Gabon a enregistré un taux de croissance de 1,5%. Et selon le FMI, ce taux pourrait augmenter cette année malgré les facteurs exogènes comme l’inflation importée ou encore la hausse du coût de transport maritime. La délégation de l’institution financière qui a séjourné à Libreville a fait ce constat après avoir dressé un état des lieux de la situation financière et économique du payés et discuté avec les autorités gabonaises.

Le FMI reconnaît les efforts du gouvernement pour relancer l’économie. « L’économie se remet progressivement de la récession de 2020 grâce aux efforts entrepris pour limiter l’impact de la pandémie et la hausse des prix du pétrole. La croissance économique devrait s’accélérer en 2022 pour atteindre 2,8 % contre 1,5 % en 2021 et -1,9 % en 2020 », a déclaré le chef de la mission du FMI au Gabon. 

Cependant, le FMI souligne que l’intensification de la guerre en Ukraine et ses effets sur la croissance mondiale, une éventuelle résurgence de la pandémie et un retournement des cours du pétrole font courir des risques à la reprise économique. Pour faire face à ces impondérables, l’institution financière et les autorités gabonaises ont convenu de la nécessité d’accélérer les réformes structurelles, des finances publiques et de gouvernance afin de renforcer les recettes intérieures et la gestion des finances publiques.