Le Gabon s’est engagé depuis 2016, dans le cadre de l’initiative Zero Routine Flaring by 2030 de la Banque mondiale, à mettre fin au torchage de routine du gaz et à développer ses réserves de gaz associé et non associé.

Selon le rapport 2022 Global Gas Flaring Tracker produit par le Global Gas Flaring Reduction Partnership (GGFR) de la Banque mondiale, publié récemment, après avoir atteint son plus haut niveau en 2020, le volume de gaz torché au Gabon est passé à 1,3 Gm3 en 2021, une moyenne enregistrée il y a neuf ans. 

Selon le ministère en charge de l’Environnement, la réduction des gaz torchés et rejetés dans l’atmosphère joue un rôle essentiel dans l’atténuation des émissions de méthane, un gaz à effet de serre plus puissant que le dioxyde de carbone. Un kilogramme de méthane réchauffe 25 fois plus la planète qu’un kilogramme de dioxyde de carbone. 

Un constat qui met en évidence l’importance souvent négligée de l’intégration de la décarbonation du secteur pétrolier et gazier dans les initiatives et les discussions plus larges autour de la lutte contre les changements climatiques.

La fin du torchage sur les sites de production pétrolière répond à un double enjeu : réduire les émissions de gaz à effet de serre et utiliser les gaz récupérés à des fins productives, par exemple pour produire de l’électricité au profit des populations qui dépendent de combustibles plus polluants pour satisfaire leurs besoins énergétiques.