La semaine passée, le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda a procédé au lancement officiel des travaux du volet Eau potable du Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement du Grand Libreville (PIAEPAL). Selon les spécialistes, ce projet va apporter un changement notable dans le domaine de l’accès à l’eau potable au Gabon dont plus de la moitié de la population vit à Libreville ou dans ses environs. 

En levant le voile sur le schéma des réalisations envisagées, le Premier ministre a laissé entendre que les travaux mettront 32 mois avant leur livraison définitive. A terme, trois cent mille habitants des communes de Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum verront leur accès à l’eau potable sécurisé.

Le Ministre d’Etat en charge de l’énergie et des ressources hydrauliques, Alain Claude Bilie By Nze, saluant la présence du Chef du Gouvernement à l’occasion du lancement officiel du projet, a énoncé le contexte et indiqué que l’appel d’offre a retenu  quatre entreprises de dimension internationale.

« La qualité du service public d’eau potable de Libreville et ses environs a connu une forte dégradation ces vingt dernières années à cause d’une absence notoire d’investissements du concessionnaire Veolia ayant conduit à la vétusté d’une grande partie du réseau de distribution d’eau potable », a précisé Alain Claude Bilie By Nze.

De ce fait, ainsi que celui de « la forte extension du Grand Libreville qui accueille désormais plus de la moitié de la population gabonaise », l’Etat gabonais a emprunté 75 milliards CFA auprès de la Banque africaine de développement afin de procéder à ces grands travaux d’agrandissement et de réparation des réseaux de distribution d’eau potable.

En clair, il s’agira de procéder au renouvellement de 149 km du réseau de distribution d’eau potable existant, au renforcement et l’extension de 131 km, la réparation des fuites importantes sur 20 km du réseau de canalisation dans les bâtiments administratifs, les établissements scolaires et les casernes des forces de défense et de sécurité, causant du reste des pertes à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la construction de quatre châteaux d’eau dont trois à Ntoum, enfin, la construction et la réhabilitation de bornes fontaines afin d’accentuer et étendre la fourniture d’eau potable dans les zones moins urbanisées.

Le programme intégré pour l’alimentation en eau potable et assainissement du Grand Libreville permettra le recours à la sous-traitance locale et occasionnera la création de 2200 emplois directs. Il s’ajoute aux travaux d’urgence visant à améliorer l’accès à l’eau potable des populations de plusieurs localités du pays dont le lancement était intervenu il y a quelques semaines.