La Transgabonaise connectera la capitale du Gabon à Franceville sur plus de 800 km pour un investissement prévisionnel de 600 milliards de FCFA. La société en charge des travaux, ouvrira le chantier en ce mois de septembre. Un retard a été constaté du fait de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

Les travaux de la transgabonaise ont fait l'objet d'un examen, le 13 juillet, l’Exécutif gabonais et les responsables de la Société autoroutière du Gabon (SAG), filiale de Meridiam et d’Arise – le holding panafricain d’infrastructures et de solutions logistiques fondé par Olam International. Il en ressort qu’à cause de la pandémie du coronavirus, les travaux vont finalement démarrer en septembre. Par ailleurs, a expliqué Amandine Ogouebandja, la directrice générale adjointe de la SAG, il y a eu des travaux additionnels dans le cadre des études d'impact, entendu que ce tronçon comporte trois phases.


De façon technique, ce chantier se présentera sous la forme de 2 x 2 voies, à partir du PK 12 jusqu’à Ntoum, puis d'1 x 2 voies avec une emprise élargie jusqu’à Franceville. La Transgabonaise, dont le coût est estimé à plus 600 milliards de FCFA, permettra l’interconnexion de cinq provinces sur les neuf que compte le pays. Elle partira de l’Estuaire, jusqu'au nord du Haut-Ogooué, dans le sud-est.

Considéré comme l’un des plus grands chantiers initiés par le président Ali Bongo Ondimba après la route Port-Gentil/Omboué, il devra générer plus de 3000 emplois directs et indirects. En pratique, le linéaire a été découpé en plusieurs tronçons. Le premier concernera la route nationale 1 (RN1) située dans l’Estuaire et qui s’étendra de Libreville jusqu’à la limite du Moyen-Ogooué. Il s’agit de l’un des tronçons les plus utilisés et, donc, les plus détérioré.

Signature d’un avenant


Le 24 août dernier à Libreville, un avenant au contrat de partenariat relatif à l’aménagement, au financement, à l’exploitation et à la maintenance de la route économique dite «Transgabonaise» a été signé avec la Société des autoroutes du Gabon. Cette clause additionnelle porte plusieurs modifications du contrat signé en octobre 2019. 

L’avenant touche à l’aménagement du calendrier de réalisation du projet, la réalisation d’une route 2X2 voies sur l’axe Libreville-Ntoum et ce, conformément à la vision du Grand Libreville du chef de l’Etat; le contournement du parc de la Lopé par les localités Alembé-Lalara- Koumameyong-Booué-Carrefour Leroy. Il y a également la réalisation des travaux de réaménagement de manière anticipée, avant le bouclage financier, sur l’axe PK 50.1 et 75.1, PK 24-PK 40 et PK 75-PK 105; ainsi que la définition du mécanisme de financement des études et des travaux anticipés.
 
 Selon le gouvernement, cette crise sanitaire n’a pas facilité la mise en exécution dudit projet. «La crise sanitaire mondiale engendrée par la pandémie de la Covid-19 et les mesures prises pour y faire face par les différents gouvernements ont eu des répercussions sur l’exécution du projet, notamment la gestion opérationnelle du partenaire et les délais de réalisation des études», a-t-on indiqué.
 
 Ainsi, l’ensemble du projet de la Transgabonaise compte 828 km, contre près de 750 km dans le projet initial. La route reliera les localités de Libreville, Ntoum, Kougouleu, Kango, Bifoun, Ndjolé, Alembé, Lalara, Koumameyong, Booué Carrefour Leroy, Mikouyi, Lastourville, Mounana, Moanda, Franceville et favoriseront de l’économie et du développement du Gabon.

2000 emplois générés


La réhabilitation de la « Transgabonaise » profite significativement à la main-d’œuvre locale. Selon le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, le chantier a généré près de 2 000 emplois directs. Le chef du gouvernement, le 4 septembre dernier, au cours de son discours de politique générale devant les députés, a bien insisté sur le volet emploi du projet. Le projet met également à contribution les PME locales, que le Premier ministre présente comme « des acteurs incontournables de la transformation économique ». Le projet exécuté par la SAG, filiale de Meridiam et d’Arise dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), qui assurera l’exploitation sur une durée de 30 ans.

Financée à hauteur de 600 milliards de FCFA ($1,1 milliard), cette route, traversant le pays d’est en ouest, permettra de relier les grands bassins agricoles. Le projet concerne deux principaux axes : les Nationales n°1 et 3 sur le tronçon Owendo-Ndjolé-Carrefour Leroy-Lastourville-Moanda-Franceville.