Ce lundi à Libreville, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre d’État en charge des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, a procédé à l’ouverture officielle de la réunion de l’Organe communautaire de concertation et de négociation (OCCN) de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Cette rencontre stratégique s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue social au sein de cette institution clé du transport aérien en Afrique.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles Jacqueline Ilogue-Bignoumba, ainsi que Prosper Zo’o Minto’o. Étaient également présents des délégations issues des pays membres, des cadres dirigeants de l’agence, ainsi que le président du Bureau communautaire des représentants des travailleurs (BCRT), Ahmed Lamezina, accompagné de nombreux agents de l’ASECNA. Cette forte mobilisation témoigne de l’importance des enjeux abordés au cours de ces assises. Au cœur des discussions figure la négociation du contrat d’entreprise 2027-2028, un document structurant qui doit définir les orientations sociales et organisationnelles de l’institution pour les années à venir. Dans son allocution, le ministre d’État a insisté sur la valeur du dialogue social, qu’il a qualifié de « force qu’on cultive » et de « facteur de stabilité et moteur de performance ».
Une vision qui souligne l’importance d’une concertation continue entre les différentes parties prenantes pour garantir un fonctionnement harmonieux et efficace de l’organisation. Les travaux s’articulent autour de sept axes majeurs : l’excellence opérationnelle, la performance des services, le développement des compétences, la gestion des carrières, la rémunération, la politique sociale et les relations professionnelles. Ces thématiques traduisent une volonté claire d’aborder de manière globale les défis auxquels l’ASECNA est confrontée, en conciliant impératifs de performance et bien-être des agents.
Lors des échanges, Ahmed Lamezina a plaidé pour une meilleure représentation des travailleurs au sein des instances décisionnelles, notamment par la présence d’un représentant au Conseil d’administration avec un statut d’observateur. Une proposition visant à renforcer la transparence, améliorer la circulation de l’information et favoriser une gouvernance plus inclusive. Les participants ont été encouragés à faire de cette rencontre un espace de dialogue constructif, où les intérêts de chacun peuvent converger vers des solutions durables et bénéfiques à l’ensemble de l’institution. Dans cette optique, le président du BCRT a rappelé que ce dialogue social communautaire constitue un levier essentiel pour consolider un climat de confiance, indispensable à la paix sociale.
De son côté, Prosper Zo’o Minto’o a souligné la portée stratégique du contrat en cours de négociation. Selon lui, ce document représente un véritable instrument de gouvernance sociale, appelé à refléter les ambitions collectives de l’agence. Il doit permettre de concilier performance institutionnelle, progrès social et soutenabilité financière, dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de sécurité et d’efficacité du transport aérien. Les travaux, qui se poursuivent à huis clos jusqu’au 12 mai 2026, devraient aboutir à des décisions structurantes pour l’avenir de l’ASECNA. Ils traduisent une volonté commune de bâtir une organisation plus performante, inclusive et résiliente, capable de répondre aux défis du secteur aérien sur le continent africain et au-delà.
