Le projet aurifère d’Eteke est considéré comme un chantier stratégique pour la diversification économique du pays. Ce lundi, à Libreville, une délégation du groupe Managem, conduite par son directeur des opérations, Bama Barro, a eu une séance de travail au ministère des Mines et des Ressources géologiques. Une rencontre dédiée à l’état d’avancement du projet.
Au cœur des discussions figurait le permis d’exploitation G4-911, pierre angulaire du projet aurifère d’Eteke. Les représentants de Managem ont présenté un point détaillé sur les progrès réalisés, notamment en ce qui concerne les préparatifs nécessaires au lancement effectif de la production. Parmi les avancées notables, le groupe a mis en avant les travaux d’aménagement des infrastructures essentielles, ainsi que les efforts engagés pour la réhabilitation des axes routiers facilitant l’accès au site minier. Ces infrastructures jouent un rôle déterminant dans la réussite du projet, en garantissant la fluidité logistique et le transport des équipements et des ressources.
Au-delà des aspects techniques et logistiques, la réunion a également permis d’aborder les enjeux environnementaux et réglementaires. Les échanges ont porté sur l’évolution des études techniques et environnementales, dont l’actualisation est jugée indispensable. L’objectif est double : assurer la conformité du projet aux normes en vigueur et garantir un développement minier respectueux de l’environnement. Dans un contexte où les exigences écologiques sont de plus en plus strictes, cette dimension constitue un élément central pour la pérennité du projet et son acceptabilité sociale.
Le projet d’Eteke s’inscrit ainsi dans une approche globale visant à concilier exploitation des ressources naturelles et développement durable. Les autorités gabonaises, à travers le ministère des Mines, entendent veiller à ce que les activités minières contribuent positivement à l’économie nationale tout en minimisant leur impact environnemental. Cette orientation stratégique reflète une volonté de moderniser le secteur minier et de renforcer sa compétitivité à l’échelle internationale. Il a aussi été indiqué que cette séance de travail témoigne de la solidité du partenariat entre l’État gabonais et le groupe Managem. Les deux parties affichent une volonté commune de faire du projet d’Eteke un modèle de coopération réussie, basé sur la transparence, la responsabilité et la création de valeur.
Ce partenariat pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur minier gabonais, encore largement sous-exploité. "Le suivi du projet aurifère d’Eteke illustre les ambitions du Gabon en matière de développement minier. En consolidant les bases techniques, environnementales et institutionnelles du projet, les autorités et leur partenaire industriel posent les jalons d’une exploitation durable et rentable. Si les objectifs fixés sont atteints, Eteke pourrait devenir un levier important de croissance économique, contribuant à la création d’emplois et à l’augmentation des recettes nationales", a aussi fait savoir un membre de la délégation de Managem.
