Dans le cadre de la pré-identification du Programme Régional d’Intégration Numérique en Afrique Centrale (CARDIP), la Commission de la CEMAC a accueilli une mission de haut niveau de la Banque mondiale à Bangui le 4 mars 2026. La création d'un véritable marché numérique unique pour la région a été au coeur des échanges.
La délégation de la Banque mondiale était conduite par Rita Oulaï, Spécialiste en développement numérique et co-chargée du programme CARDIP ; elle était assistée de Camila Meija Giraldo, Spécialiste Principale en développement numérique et co-chargée du programme CARDIP. La séance de travail était présidée par Dr Francial Giscard Baudin Libengue Dobele-Kpoka, Commissaire en charge du Département des Infrastructures et du Développement durable en présence des cadres de la Direction du système d’Information (DSI), du Département du Marché Commun (DMC) et du Département de l’Education, de la Recherche et du Développement Social, chargé des Droits de l’Homme et de la Bonne Gouvernance (DERDS).
La Banque mondiale a souligné à cette occasion le rôle moteur que doit jouer la Commission de la CEMAC dans la coordination et la mise en œuvre de ce projet stratégique. Les discussions ont notamment porté sur la validation des capacités de gestion de l’institution selon les standards internationaux, l’identification des besoins en renforcement de compétences et la priorisation des projets de développement. Cette collaboration est présentée comme une opportunité idoine pour la CEMAC de capitaliser sur sa mission d’harmonisation afin de garantir une transformation digitale cohérente et inclusive au profit des populations de la sous-région.
Pour concrétiser cette vision, les prochaines étapes prévoient l’envoi formel d’une lettre d’intention à la Banque mondiale afin d'intégrer officiellement le programme CARDIP. En perspective, une étude d'envergure sur le développement et l’interconnexion des infrastructures numériques de la CEMAC pourrait être financée dès l’exercice budgétaire 2027. "Ce partenariat stratégique ouvre la voie à une intégration économique renforcée par le numérique, positionnant la CEMAC comme un acteur clé de la stratégie de transformation digitale de l'Union africaine", a-t-on aussi fait savoir.
