A Cape Town, en Afrique du Sud, les membres du comité exécutif du groupe Genmin, conduits par son président Grec Illaman, ont eu une rencontre avec Sosthène Nguéma Nguéma, ministre des Mines et des Ressources géologiques du Gabon. Les échanges ont permis de faire le point sur l’état d’avancement des activités du groupe au Gabon, avec un accent particulier sur le projet de fer de Baniaka.
Baniaka est considéré comme l’un des projets miniers les plus structurants du pays. Selon Genmin, l’entrée en production est toujours prévue d’ici la fin de l’année 2026, une échéance qui marque une phase décisive pour le développement industriel du site. Le projet suscite de fortes attentes, tant au niveau économique que social. Pour le Gabon, il s’inscrit dans une dynamique de diversification de l’économie nationale, longtemps dépendante du pétrole. Le développement du secteur minier, notamment du fer, constitue un axe stratégique des autorités afin de valoriser davantage les ressources naturelles du pays et de renforcer les recettes publiques.
Lors des échanges, les discussions ont largement porté sur les enjeux logistiques liés au projet, en particulier la question cruciale de l’évacuation du minerai. La logistique ferroviaire est en effet considérée comme un facteur clé de réussite opérationnelle. La capacité à transporter efficacement le minerai vers les infrastructures portuaires déterminera la montée en puissance progressive de la production et la rentabilité globale du projet. Dans ce contexte, la coordination entre l’opérateur privé et l’État apparaît essentielle pour garantir la fluidité des opérations, notamment en matière d’infrastructures et de cadres réglementaires.
Le ministre Sosthène Nguéma Nguéma a également réaffirmé l’engagement du gouvernement gabonais à accompagner durablement le groupe dans la mise en œuvre du projet. Cet appui concerne aussi bien les aspects administratifs que les conditions nécessaires à un développement responsable du site. Les autorités entendent veiller au respect des normes environnementales, à la création d’emplois locaux et au transfert de compétences, afin que le projet génère des retombées concrètes pour les populations.
Pour Genmin, il existe une volonté commune de consolider un partenariat stratégique avec l’État gabonais. Le groupe met en avant sa vision d’un développement minier responsable et durable, créateur de valeur à long terme. L’entreprise insiste notamment sur l’importance de l’intégration locale, de la formation des travailleurs gabonais et du respect des standards internationaux en matière de gouvernance et d’environnement. "À l’heure où l’Investing in African Mining Indaba rassemble à Cape Town les principaux acteurs mondiaux du secteur extractif, cette rencontre renforce la visibilité du projet de Baniaka sur la scène internationale. Elle envoie également un signal fort quant à la stabilité du cadre de coopération entre le Gabon et les investisseurs étrangers", a-t-on aussi savoir.
A savoir que Genmin, société cotée à l'ASX, envisage de développer le gisement de Baniaka à un rythme initial de 5 millions de tonnes par an (Mtpa) et d'augmenter progressivement sa production jusqu'à au moins 10 Mtpa. "Le projet Baniaka a fait l'objet d'estimation de ressources minérales et de réserves de minerai conformes à la norme JORC, et présente un potentiel d'augmentation important. Il a obtenu l'approbation environnementale (certificat de conformité environnementale) et un permis d'exploitation minière à grande échelle d'une durée de 20 ans", a-t-on enfin indiqué.
