La première édition du festival de la mode gabonaise (Festi’mode) a été organisée, le samedi 2 juillet dernier, par l’association Gabon art au musée national, en partenariat avec le ministère des Arts et de la Culture. Les organisateurs ne sont pas déçus du bilan de ce premier essai.

Les créateurs ont été invités à mettre en scène les différentes facettes de la mode gabonaise qui est appelée à devenir une économie dynamique et durable. « Le but du Festi’mode est de mettre en avant les créateurs gabonais surtout les jeunes qu’on essaie de mettre en lumière parce qu’ils sortent de l’école et notre rôle est de les préparer pour la relève », a indiqué, Angèle Ipouta l’organisatrice en chef de la manifestation.

Pour l’AGP, l’événement a été une occasion pour ses initiateurs d’encourager le savoir-faire local. Un choix confirmé par le parrain dudit festival, Serge Abessolo, qui a déclaré notamment que l’initiative méritait d’être saluée car « il était important de présenter et encourager le savoir-faire gabonais et dire qu’ils n’ont pas à envier les créations venues d’ailleurs ».

Et les sources d’inspiration étaient diverses, à l’instar de Christine, une jeune créatrice issue de l’école de mode Nzeng Ayong, qui a choisi la célébration, il y a quelques semaines, de la journée mondiale de l’environnement et des initiatives de lutte contre l’insalubrité, pour donner vie à une création faite à base de sachets plastiques.

« Pour cette première édition, six jeunes créatrices sortantes toutes de l’école de mode du 6ème arrondissement de Libreville ont concouru devant un jury. Chacune d’elles a eu droit à deux passages présentant ainsi deux de leurs plus belles œuvres », a aussi rapporté l’AGP qui a ajouté qu’avant la délibération, le public a eu droit aux prestations des créateurs de mode gabonaise connus, à l’instar d’Angèle Ipouta, Yannick Eyene, OJ fashion ou Alida. Des prestations qui ont ravi les spectateurs.

Au terme de la manifestation, la jeune créatrice, Aurore, a été déclarée championne de cette première édition, suivie d’Annie Stella. La première a bénéficié d’un bon d’une machine à coudre, un soutien financier et un stage de perfectionnement chez Angèle Ipouta. Quant à la seconde, elle a aussi eu droit à un bon d’une machine à coudre. Sans oublier que l’événement a aussi programmé une exposition-vente du 3 au 4 juillet au musée national.