Une délégation de l’Association automobile axée sur l’Afrique (AAAM) a rencontré dernièrement le ministre gabonais de la Promotion des investissements, des Partenariats publics privés chargé de l’amélioration de l’environnement des affaires, Hugues Mbadinga Madiya. 

Les représentants de cette association étaient venus à Libreville pour discuter avec les autorités gabonaises de la possibilité d’implanter une usine d’assemblage de véhicules au pays. Un projet industriel qui intéresse les autorités gabonaises qui souhaitent diversifier les filières qui structurent le tissu productif du pays, pour l’instant dominé par le bois et l’agribusiness.

« La délégation a fait le déplacement pour explorer les possibilités, les niches qu’il peut y avoir dans notre pays. Nous avons les matières premières, par exemple l’hévéa qui peut permettre de faire des roues, qui sont des intrants dans l’industrie automobile », a rapporté le ministre Madiya. Selon le membre du gouvernement, dans le cadre de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le projet de l’AAAM devrait être  bénéfique pour le Gabon, pour la sous-région et pour le continent.

Il a aussi été expliqué lors de cette rencontre que l’ambition commune est de construire un marché africain dynamique de l’automobile. Jusqu’ici, la production automobile au niveau africain tourne à peu près autour d’un million d’unités. L’objectif est de faire passer cette production à 5 millions de véhicules par an.

A savoir que l’Association automobile axée sur l’Afrique a été créée en novembre 2015. Les membres fondateurs comprennent des entreprises automobiles mondiales et des fabricants d’équipement d’origine. De BMW à Isuzu en passant par Toyota ou encore Ford, la plateforme réunit des marques bien connues.